Sous
le signe du gris
En
juin, nous vous avions convié à la découverte du
magnifique Temps Mort de
Gilles Rochier dont la critique qui porte bien son nom a dit le plus
grand bien :
"Le
lecteur refermera ‘Temps mort’ tout aussi secoué que l'auteur dans sa
dernière mésaventure. Ce temps n'a pas été vain, Gilles Rochier mérite
ses galons (sa veste le permet !) de dessinateur humaniste [Le
Zata]
"Gilles Rochier (...)pose non pas une brûlure, ni même
un flop, et encore moins un top to bottom, non, rien de tout cela, rien
qui ne dégouline, rien qui ne tâche : juste un putain de bon bouquin."
[June planetoïd]
"L’histoire composée par Gilles Rochier dépasse largement les bords
étriqués de ce que pourrait nous dicter une fable banlieusarde. Temps
mort résiste à la tentation du discours moralisateur. Il se place plutôt
à la hauteur de ces personnages, de son personnage: un jeune père de
famille au trajet complexe entouré de ses amis, de ses voisins qui ne
comprennent pas son choix d'envoyer paître l'idée même de travailler."
[Paris-Art]
Ce mois-ci, c'est du fin fond de
sa bonne ville de Liège que Fifi nous a mitonné
une Chroniques Wallonnes des plus réjouissante. Usant à
sassiété du principe de répétition, qui
porte souvent son humour désabusé, Fifi nous entraîne
dans une année de chroniques quotidiennes.

Hors-collection
CHRONIQUES WALLONNES
Fifi
Format 13x18 cm
Impression noir et blanc sur papier bouffant
Couverture souple quadri avec rabats
416 pages - 20,00 Euros
ISBN 978-2-35212-039-1
EAN 97823521203917
En librairies depuis le 21 août
[Dossier en ligne]
Pendant
une année, Fifi s’est lancé comme défi de coucher quotidiennement
sur le papier des fragments de vie avec ses hauts et ses bas. Un jour,
une page. Il en résulte un journal, une autobiographie dont l’authenticité
varie selon l’humeur de l’auteur.
Au fil des jours et des pages, Fifi pose l’acuité de son regard sur
des instants faussement anodins, sur les soucis qui l’accablent et la
complexité sournoise du quotidien. Le carnet nous dévoile des instantanés
d’une ville du royaume des Belges, brossés abruptement et sans complaisance.
On y côtoie la faune locale. On y respire l’odeur humide et chargée
de la Belgique et de la Wallonie. Il y fait gris et toujours pluvieux...
c’est comme ça là-bas... Quelques fois, le trait du crayon est posé
et l’histoire est rendue avec une certaine distance. A d’autres moments
l’anecdote est saisie sur le vif, ébauchée dans le cahot d’un omnibus
surchauffé qui relie Liège à Jemelle, dans un bus faisant la jonction
Florenville-Marbehan, sur le coin de table du buffet de la gare d’Arlon,
ou de la salle à manger de la mère Sadzot.