
Joann
Sfar dans Le Figaro Madame en Mai 2006
Joann
Sfar dans Le parisien en Avril 2006
Joann
Sfar dans BODOI en Avril 2006
Joann
Sfar dans 20 minutes en Avril 2006
Joann
Sfar dans animeland A propos de petit vampire et le rêve de Tokyo
Joann
Sfar dans l'Express en Janvier 2006
Joann
Sfar dans VSD en Janvier 2006
Joann
Sfar dans télérama en décembre 2005
Joann
Sfar dans COMIX en 2005 sur Arte
Joann
Sfar dans Le Monde des livres en décembre 2005
Joann
Sfar dans 20 minutes en Mai 2004
Joann
Sfar dans Les Inrockuptibles en juin 2003
Joann
Sfar dans télérama en janvier 2002
Joann
Sfar dans BDParadisio en 2001
Joann
Sfar dans Wikipedia l'encyclopédie du net
"Joann
Sfar, le site des copains" sur Lire.fr
Joann
à la radio sur France Inter
Conférence
de Presse Dargaud pour le chat du Rabbin 3 ( et aussi en audio)
Interview
de Joann sur internet-television .
Un
portrait de Joann par Libé.
Là,
c'est pas Joann, mais Riad Satouf, auteur du terrible
Manuel du Puceau, chez Bréal jeunesse, qui cause dans le poste .
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Joann
Sfar, le site des copains
par Isabelle Lallouet
Lire.fr, janvier 2001
A la fois dessinateur et scénariste, le Niçois Joann Sfar possède son propre site Web, créé par un de ses amis, Fabien Delpiano. « Soucieux que son petit Joann ne soit pas défavorisé face aux autres élèves, explique-t-il, Fabien Delpiano a tenu à m'offrir un site Internet. Vous y êtes. Bienvenue ». Ainsi commence la visite de ce lieu époustouflant, un site très drôle et très « BD », illustré par les dessins et les écrits (manuscrits) de Joann Sfar qui, de toute évidence, y collabore de près. Doté d'un fond d'écran reprenant les motifs d'une nappe - support sur lequel l'auteur adore crayonner -, il présente l'ensemble de ses albums mais également ses projets en cours. Très éloigné des sites d'auteurs « traditionnels », le travail de Fabien Delpiano est plein de spontanéité et de disgressions, qui d'ailleurs ne concernent pas toujours son ami… Au détour des pages, on découvre ici une interview de l'auteur, là une présentation surprenante de sa table de travail, ailleurs encore quelques planches ou quelques croquis inédits, à moins qu’il ne s’agisse d’un jeu... Si l'on se perd parfois au cours de la visite, il n'en reste pas moins que celle-ci vaut le détour, surtout si l'on admire le travail de cet artiste on ne peut plus prolifique.
On
aime :
- L'atmosphère du site, qui se présente comme un « site
de copains » - vaguement potaches - tout en s'ouvrant à d'autres
publics. On peut d'ailleurs adresser un mail à l'auteur !
- A ne pas manquer : tous les crayonnés originaux de l'album Donjon II
par Joann Sfar !
- L'incontournable rubrique « Les projets » (et ses archives !),
qui donne un aperçu de la vie quotidienne de l'auteur, mais également
l’abracadabrantesque section Jeux vidéo, où l’on peut
notamment créer son propre portrait !
- On peut lire le chapitre 11 de l'album Sardine de l'espace, mais également
les quatre premières pages des Olives Noires et du Minuscule Mousquetaire,
les cinq premières de Socrate Le Demi-Chien, les trois premières
planches de La Ville des Mauvais Rêves, etc. (la liste entière
serait longue…). A chaque fois, quelques explications de l'auteur accompagnent
la présentation.
On
regrette :
- Dommage que certains liens internes ne fonctionnent pas et qu'il soit impossible
de rejoindre d'autres pages Web évoquant, elles aussi, le travail de
Joann Sfar.
- Une notice biographique sur l'auteur serait la bienvenue !
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Dargaud
entre en conférence pour le web
Paris,
le 02 Octobre 2003, 9h30
siège des éditions Dargaud
La maison d'édition Dargaud inaugure en
matière de communication et a organisé une conférence
de presse à l'attention des sites web déjà concernés
par la bande dessinée.
Parmi les acteurs de la toile, sceneario.com était là et nous avons
eu le plaisir de rencontrer Joann Sfar qui a essuyé les plâtres
pour la sortie du tome 3 de la série « Le Chat du Rabbin » un
des fleurons de la collection Poisson Pilote.
En effet, « L'Exode » a bénéficié d'un tirage
de 60 000 exemplaires, pour rappel, le tome 1 a été vendu à 65
000 et le tome 2, à 52 000 exemplaires ! Le directeur a d'ailleurs déjà vendu
des droits à l'étranger et le Japon est intéressé par
le travail de Joann Sfar.
Dans une ambiance agréable et conviviale, l'auteur entouré de Hélène
Werlé et de Philippe Ostermann a raconté les mille et une astuces
de la réalisation de son travail d'artiste, et quel artiste, il est un
touche à tout, un polyvalent dans ce milieu, heureux d'y vivre et entouré d'amis
tout aussi talentueux que lui.
Sourire aux lèvres, l'œil malicieux, Joann Sfar s'amuse, comme les enfants
racontent des histoires, il écrit, il dessine, à sa façon
peut être d'un genre moins conventionnel mais il dessine ce qu'il voit,
ce qu'il vit, et il le dessine pour le montrer et pour en parler aux autres.
Il est généreux, bavard, bref, une rencontre idéale avec
un homme ouvert pour une première !
Auriez-vous imaginé qu'il ait du mal à écrire ? Et bien
oui, ce papa nous a confié qu'il était beaucoup plus difficile
pour lui d'écrire que de dessiner ! Imaginez ce que ça serait s'il était à l'aise,
je rappelle qu'il a quand même produit pas moins de 38 séries en
tant que dessinateur et/ou scénariste !
Auriez-vous imaginé qu'il n'est jamais aussi bon que dans l'urgence ?
Et pourtant si, Joann a plein de doutes, et rien de mieux pour lui que de travailler
sans se laisser assaillir par des questions existentielles empêcheuses
de tourner en rond !
Et puisque nous sommes allés à sa rencontre alors il nous a confié un
petit secret… le chat, c'est un peu lui aussi… c'est lui qui, dans la peau du
chat, va trouver la liberté de mouvement et de dire, ce que l'être
humain ne peut pas toujours avouer… et voilà ! Pas plus compliqué que çà ;-)
Alors il en profite et la collection Poison Pilote est une bénédiction
qui laisse une grande liberté aux auteurs, sauf peut-être cette
contrainte du nombre de pages établit à l'avance mais certains
ont besoin d'être encadrés, suivis de près et Joann est plutôt à l'aise
avec cette structure qui l'empêche aussi de partir par monts et par vaux
au centre de son imaginaire plutôt débordant. Joann a tellement
de choses à raconter, à dire aussi, mais attention tout n'est pas
que de l'analyse dans sa bande dessinée, et avec « Le Chat du Rabbin » il
se laisse aller aussi à la détente ; c'est de l'écriture
au feeling, car il est comme nous, il est un lecteur et comme nous, il découvre
l'aventure de sa belle Zlabya au fur et à mesure, sans l'avoir écrit à l'avance,
il avance à tâtons pour nous surprendre, pour se surprendre, sans
encore savoir si il va continuer d'accorder du temps à certains des personnages
qu'il n'aime pas beaucoup.
Par exemple, le jeune rabbin. ;-) Il lui préfère largement le vieux
rabbin…
Hé hé hé …Et bien oui, il est jaloux Joann, jaloux de ce
jeune rabbin qui prend l'amour de sa belle héroïne de papier ;-)
Et puis il est conscient , et il sent bien que le mélange de la fougue
et des textes religieux n'est pas forcément le meilleur des mélanges
qui soit ! ;-)
La rencontre avec cet auteur fut très agréable et enrichissante,
la prochaine fois, c'est sûr, il me faut un magnéto.
Merci à Dargaud d'avoir organisé cette entrevue qui permet en même
temps de donner la parole non seulement à votre auteur, mais aussi à nous,
les sites web, sites de passionnés qui tachons de parler de la bande dessinée
au plus grand nombre.
Marie pour Sceneario
Et en version audio, d'une qualité médiocre... (31 M)
Comment coucher avec des femmes? Ce petit guide à l'usage des adolescents pressés inaugure une nouvelle collection dirigée par Joann Sfar. |
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Ecoutez Riad. |
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jeudi 30 octobre 2003 |
Riad Sattouf Manuel du
puceau Bréal «Jeunesse», 80 pp., 12 €. Après un bref rappel du paradis perdu en gros, le temps des Lego , ce livre raconte une longue descente aux enfers. «En même temps que ton visage se couvrait de boutons et que ta voix devenait insupportable, un nouveau sentiment s'est développé en toi : "Je veux coucher avec des femmes !"... Dis-toi bien cela : cette pensée ne te quittera jamais plus et te suivra jusqu'à la mort», annonce le narrateur. Pire : «Sache que plus cette pensée sera forte en toi, plus ton premier rapport sexuel sera dans longtemps.» Cette description d'un monde cauchemardesque où le narrateur harangue sur 80 pages un puceau navrant de naïveté et de frustration est certainement un des livres les plus drôles, et les plus justes, qu'on ait écrit depuis longtemps sur les premiers émois et l'immense détresse du mâle pubescent. Le Manuel du puceau , écrit et illustré par Riad Sattouf, un jeune Franco-Syrien de 25 ans, deviendra sans doute un classique des tourments adolescents, à côté de l'Attrape-Coeur, d' Adrian Mole, 13 ans 3/4, ou de Vous jurez de dire la vérité... de Nadja et Raphaël Fejtö. Son sujet est aussi simple donc, que ses lecteurs potentiellement innombrables : comment coucher avec des femmes, quand on se sent petit et moche, que les filles vous ignorent et que les caïds du collège vous terrorisent ? Le manuel pose les bonnes questions : où est passée l'intelligence du petit écolier précoce ? Et donne les bonnes réponses : dans ses nouveaux super-pouvoirs (le puceau est «capable de voir rapidement et d'un seul coup d'oeil furtif si une fille porte un string, un slip ou bien rien du tout, et ce à travers le pantalon !» ). Il rappelle de terribles évidences. 1) A 12 ans, «les filles sont quand même plus présentables». (En clair : alors que le mâle humain de 12 ans a tendance à être un nain boutonneux et niais, la femelle de 12 ans est une nymphette ravissante.) 2) Au collège, les filles aiment les rebelles, oublient l'intelligence et la sensibilité, «de toute façon tu n'es pas si intelligent» . Rien d'étonnant si les jolies filles ne s'intéressent qu'à Kader, avec son crâne rasé et son air de brute. Le vrai drame, c'est que les moches, elles aussi, rêvent de Kader. Il faut dire que ce pauvre puceau ne fait vraiment aucun effort. Il laisse sa mère lui acheter des pulls chez Auchan et n'est pas peu fier d'avoir la BO de Titanic et la compil' de Florent Pagny pendant que les autres écoutent «un mix de Public Ennemy et Naz-T featuring DJ-Funk» . Visiblement, Riad Sattouf sait de quoi il parle, lui aussi a dû être adolescent. En plus d'être irrésistible, ce livre est un vrai manuel de survie, qui donne à son lecteur des conseils avisés (arrête d'admirer ton père et d'idéaliser ta mère, il n'y a vraiment pas de quoi) et lui explique que la vie n'est pas un jardin de roses, mais qu'un jour ça ira mieux («tu verras : l'enfance et l'adolescence ne sont que de très mauvais moments à passer») et qu'il est donc tout à fait superflu d'envisager le suicide. Manuel du puceau est un des six premiers livres de la collection jeunesse lancée par Bréal et dirigée par Joann Sfar qui signe lui-même un Monsieur Crocodile a beaucoup faim et un cocasse Atroce abécédaire où l'on apprend à faire un «a» minuscule en prenant une tortue et en lui enlevant sa carapace, ses pattes, ses yeux et sa bouche (mais si, ça marche) et à tracer un «u» pour écrire «uléma ultra-libéral» , ça peut toujours servir. |
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Mais loin de se limiter aux pérégrinations propédeutiques de ses précédents récits, Sfar entreprend ici une œuvre colossale : inventer un genre romanesque inexistant, l’ Hassidic Fantasy., démarque fascinée de la Fantasy Tolkienienne à laquelle il ajoute la dimension de la Kabbale juive. « Au lecteur familier des choses magiques et du Grand Art, écrit Sfar, il faut préciser la spécificité de la magie juive : la magie ordinaire, tout le monde connaît, cela consiste à fabriquer de l’extraordinaire. Mais chez les Juifs, moins il y a de miracles, plus on est joyeux. La Kabbale est une discipline mystique où plus on parle de Dieu, moins il vous répond et moins il répond plus on parle. Au bout d’un moment, le kabbaliste aime bien parler tout seul, ça lui évite d’être contredit. » Cela vous vous donne le ton. Au passage, les éditions Denoël Graphic ont réalisé un objet superbe. Un album format roman cartonné jouissant d’une typographie soignée et d’une reliure gaufrée avec un fil marque-page violet. La maquette a été constituée à partir des croquis préparatoires de Joann Sfar. Puis, une fois la mise en page effectuée, Sfar a achevé les dessins en fonction de l’encombrement typographique. « Nous en avons tiré huit mille exemplaires, annonce Jean-Luc Fromental, son éditeur, pas un de plus. La réédition ne gardera pas cette forme. » Vous savez ce qui vous reste à faire...
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