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C'est l'histoire d'un petit homme
Qui courait tout le temps
Qui traversait sa vie comme
Un fol ouragan
Il donnerait sa
vie à l'horloge
Pour qu'une seule fois elle abroge
La loi de cercle bien vicieuse
De sa trotteuse
Notre bonhomme décide
un jour
De grappiller là ou il peut
Il se mit donc à couper court
Aux besoins pourtant impérieux
Il s'interdit de
toilettes
Vessie, intestin obsolètes
Presqu'une vie de plancton
Plus de digestion.
Mais comme cela ne
suffisait pas
à notre
acharné
Il décida de mettre à bas
La corvée de s'habiller
Nuit et jour vêtu
de même
On pouvait croiser notre homme blême
Froissé est un faible mot
Pour ses oripeaux
Puis il mit terme
définitif
À cette perte de temps cruelle
Qu'est le bavardage intempestif
Fini de parler au personnel
Il devint muet comme
une carpe
Comme un Orphée sans sa harpe
Il tomba dans l'Enfer
D'à jamais se taire.
Allant à un
rythme d'enfer
Travaillant comme une machine
On le trompa par derrière
Et il dut courber l'échine
Il était
dans un engrenage
Fut renvoyé pour surmenage
Il perdit sa maison
Et toutes ses relations
Lui qui était
athée comme pas deux
Ne vit plus que cette solution
Il se tourna donc vers Dieu
Avec c'qu'il lui restait de raison
Il s'inclina jusqu'à
terre
Fit moult et moult Notre Père
Il perdit la notion de temps
Pauvre mécréant
C'est là qu'dans
un bon polar arrive le miracle sauveur
Manque de chance pour notre homme hagard
Il allait mourir de bonne heure
La mort eu pitié
de lui
Un ptit coup de faux et c'est fini
Voilà sk'arrive aux trop pressés
Qui oublient de rêver.
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