tome 1 : Harmonica
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Tome 2 : UKULELE chez l'Association.
Et maintenant tout ce qui suit c'est la petite chronique (tu ne m'en
voudras pas j'ai pas commenté chacune des pages) :
Il ne m'a pas fallu 24 heures pour lire Ukulélé.
Pas 24 heures de suites, mais c'est juste que 24 heures après
l'achat je l'avais terminé. Quand je pense au pauvre dessinateur
qui des jours durant s'est acharné à composer les 438
pages de ce pavé, j'ai un peu honte de l'avoir ainsi englouti
d'un traite. Mais comme on dit, sous le pavé la plage, et sous
cet apparence d'oeuvre monumentale se cache en fait la grosse paresse
de l'auteur pour qui le titre évocateur "Ukulélé"
sonne comme un aveu de son incapacité à travailler en
vacance au bord de la mer alors qu'il vient à peine de s'atteler
à l'apprentissage ukulélé.
Mais finalement plus qu'un aveu, c'est un véritable hymne à la paresse que cette BD. Moi-même après l'avoir relu quinze fois de suite sans interruption, j'ai ressenti une soudaine envie de dormir, envie qui n'est pas sans faire naître chez moi un certain sentiment d'étonnement dont je n'ai pourtant pas fait l'objet depuis la fois où je me suis immergé dans la vision intégrale et ininterrompue de tous les épisodes de Dallas, vision à la fin de laquelle je me suis dit : "tiens je prendrais bien un petit scotch Sue Helen".
Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit. "Ukulélé" n'est absolument pas soporifique. Et quand bien même il le serait, serait-ce vraiment un problème. Une berceuse est soporifique, c'est le fondement même de la berceuse, son unique raison d'être, son but dans la vie, et pourtant qui oserait dire que cette forme musicale n'est pas viable, qu'elle n'a pas ses chefs-d'oeuvre ? Personne. Et si la berceuse est soporifique, grand bien lui fasse, la perceuse quant à elle est très loin de l'être, et personne non plus ne pourrait affirmer ici qu'elle dispose des vertus harmoniques et mélodiques propres à mettre en émoi les tympans du commun des mortels (je ne parle bien évidemment pas de moi qui ait mangé dans son biberon musical dès son plus jeune âge de raison du Sonic Youth à longueur de journée).
Ainsi Ukulélé m'a fait dormir et c'est très bien comme ça.
Par contre là où ça me dérange un peu plus, c'est que ça m'a donné envie d' acheter un ukulélé. Alors que depuis quelque temps j'avais envie de me mettre au banjo (pas spécialement ukuléléïfié) cet étude sociologique de résonance de cet instrument en milieu niçois a fait naître deux sentiments en moi, alors que j'en suis déjà plein d'autres et que parfois je me demande quoi en faire : 1) merde ça a l'air sympa comme instrument et 2) merde mais ça va finir par être à la mode ce machin. Et comme rien ne me fait plus fuir que les choses qui ont l'air sympa et à la mode, je crois bien que je vais plutôt tenter de me mettre au triangle. C'est bien le triangle. C'est joli, c'est pas trop difficile à maîtriser (enfin ça a pas l'air), et en plus c' est pas dur à dessiner.
Car oui, après ce que j'ai lu
dans "Ukulélé", je compte bien aussi me mettre
au dessin, histoire de pas rester un con.
Toute
ma vie j'ai cru que je ne savais pas dessiné (alors même
qu'il m'était arrivé à maintes reprises de tenter
de faire des efforts pour anéantir cet état de fait
auquel rien ne fit finalement), et là je vois Joann Sfar qui
dit que si on ne sait pas dessiner c'est parce qu'on est pas intelligent,
ce qui me fait dire, ayant un minimum d'estime de moi même,
que je suis quand même un peu intelligent alors oui moi aussi
je sais dessiner.
Donc bientôt, après "Ukulélé", vous pourrez lire, je l'espère "Le triangle des bermudas".
Le Pitre
Vite allez voir les premières pages !
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| MàJ le 28 avril, 2003 |