Tome 4 : "La maison qui avait l'air normale", aux Editions Delcourt.

Cet album de Petit Vampire est le type même de livre que j'aurai aimé lire quand j'avais entre 8 et 10 ans.


Du mystère dès les premières pages, (dont certaines énigmes restent en suspend pour plus tard), des personnages attachants, même qu'ils meurent parfois (ça, ça fait vraiment bien, ça fait "grand"). Certains passage en outre sont tout à fait ceux que l'ont peu vivre dans un jeu vidéo (les premiers coups de feu, par exemple…), et l'univers dans lequel se passent cette histoire a un délicieux goût d'outre monde. Les sujets qui sous tendent cette histoire peuvent sembler durs (les conflits en général, et l'indifférence de ceux qui pourraient faire quelque chose), mais c'est bien plus intelligemment évoqué que ce que l'on peut voir sur les journaux télévisés. L'humour est peut-être moins présent que dans les précédents tomes, même si l'histoire suit le même cheminement que "la société protectrice des chiens" - à savoir qu'en l'absence d'aide de la part de ceux qui en ont le pouvoir, c'est Petit Vampire qui aide les chiens/monstres face à leur ennemi -, mais c'est un chef d'oeuvre. La fin est peut-être un peu trop condensée, s'il faut faire un reproche.

Voilà.

Ronan Griffon