Tome
5 : "La soupe de caca", aux Editions Delcourt.
Depuis à peu près le jour de ma naissance je fais caca, alors vous pensez bien si ce nouvel épisode des incroyables aventures de Petit Vampire me parle. Par contre, pour ce qui est de la soupe, il est vrai que je n'ai pas toujours aimé ça. Il me semble même me souvenir que lors de mes premières années d'apprentissage de la vie on me forcer à en ingurgiter sous peine de ne jamais devenir grand alors que moi je ne trouvais pas ça spécialement bon, et les peu de fois où j'avais daigné faire un effort, les effets de son absorption sur l'accroissement de ma verticalité ne m'avait pas alors semblé être particulièrement frappant. Donc je n'aimais pas la soupe quand j'étais petit, et je n'en ai que peu mangé (et encore ce n'était pas de la soupe de caca).
Et Joann Sfar semble en avoir mangé encore moins que moi étant jeune. Puisque l'on voit en effet, sur la couverture de ce Petit Vampire, Marguerite armée d'un couteau et d'une fourchette pour manger sa soupe de caca fraîchement préparée dans un récipient qui a tout du pot de chambre. Certes cette soupe ne ressemble pas vraiment à une soupe, mais plus à un gros caca (et je dis ça en toute objectivité), mais le fait est que le titre et la couverture entrent semble-t-il en contradiction, puisque tout le monde sait bien que la soupe se mange à l'aide d'une cuillère à soupe. Mais on va me dire que c'est normal, que c'est cette décérébrée de Marguerite qui ne connaît rien aux bonnes manières et aux arts de la table. A ceux-là je ferai remarquer tout de même que Marguerite tiens son couteau dans la main droite et sa fourchette dans la main gauche, ce qui n'est tout de même pas donné au premier mort-vivant revenu, et dénote tout de même un certain savoir-vivre que l'on peut certes ne pas soupçonner de prime abord chez l'amateur de caca.
Alors quoi ? Qu'est-ce qu'a bien pu vouloir nous dire l'auteur (dont je doute tout de même qu'il ne sache pas comment se mange la soupe, vu sa taille) en dessinant Marguerite s'apprêtant à manger sa soupe de caca avec son couteau et sa fourchette ? Eh bien j'ai une théorie là-dessus. Et je ne résiste pas à l'envie de vous la faire partager...
Voilà. Joann Sfar est un dangereux
psychopathe. Et Guy Delcourt son infâme complice. En effet sous couvert
(couteau et fourchette) de faire des bandes-dessinées pour la jeunesse,
ces forcenés n'hésite pas à propager les idées
les plus subversives dans l'inconscient des plus petits dont on sait parfaitement
combien ils sont influençables autant qu'innocent. Ici on les voit
donc faire la promotion du caca comme aliment en le faisant passer sournoisement
pour de la soupe de caca. Mais nous ne sommes pas dupes, Messieurs, nous
savons tout de vos intentions. Et croyez bien que nous ne vous laisserons
pas corrompre ainsi l'avenir du pays sans rien faire. Et si les bougres
n'en étaient qu'à leur premier essai, je ne dirais rien, mais
le pire, c'est que ce sont d'infatigables récidivistes.
Encore
récemment, toujours dans un registre alimentaire déviant on
pouvait lire "Du ramdam chez les brasseurs" dont je m'étais
empressé de dénoncer l'immoralité, et voilà
que par ce Petit Vampire l'attaque s'amplifie. Cela ne peut plus durer.
On va peut-être m'accuser d'être un fouille-merde, mais je m'en
fous, je le dis comme je pense : "Petit Vampire et la soupe de caca",
c'est pas de la merde !
Le Pitre
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