And the winner is...

Quelle belle nouvelle ! :

« Motus ! », de Leif Tande a remporté le Bédélys Québec 2003 ! Toutes mes félicitations à Leif et au jury (pour sa lucidité) ! Surveillez la parution prochaine de « Palet dégueulasse », de Leif et Michel Dolbec, dans la collection « Le poulpe », chez l'éditeur de Montpellier « Six pieds sous terre ».

Sinon, les médias se sont donné le mot ces derniers temps : On parle de bande dessinée québécoise. À « Cool FM », le très baba cool Lucien Francoeur recevait Yves Millet, Michel Rabagliati, Michel Viau et Éric Thériault dimanche dernier pour une heure et demie de table ronde. Le Devoir a fait sa UNE en parlant de la vitalité du 9e Art au Québec quelques jours avant. C'était chouette d'enfin avoir un papier qui regarde ce qui se fait ici sans sous-entendre que ça fait pitié. Tout ça me rend tellement optimiste que je me dis qu'un jour, ils n'utiliseront plus les mots « bédé » et « bédéistes ». Peut-être qu'ils arrêteront même de mettre des phylactères et des onomatoppées partout en se pensant « dynamiques ». Et si ils cessainet de nous infantiliser en pensant de nous aider ? Aaaahhh... ce doux rêve... Un journaliste, quelqu'un qui travaille avec les mots doit comprendre le pouvoir de ceux-ci. Il n'appellera pas une femme une plotte, un trou ou une charrue. Il ne devrait pas non plus appeler un auteur de bande dessinée un « bédéiste ». Je crache pas dans la soupe, hein, j'suis bien content qu'ils parlent de nous avec autant d'enthousiasme. Mais je me permets tout de même de rêver à des jours meilleurs. Je suis jamais content, vous direz...

J'en profite aussi pour dire que la survie de cinémathèque québécoise est menacée. Les employés ont accepté une réduction salariale de 20 %, et l'établissement devra fermer pour l'été. Québécoises, québécois, allez signer la pétition pour sa sauvegarde. Le navet « les dangereux » a reçu en subvention quatre fois la somme nécessaire à combler le trou financier de $ 576 000 dans lequel se retrouve la cinémathèque. Une somme minuscule pour les standards de cette industrie. Ne laissons pas mourir ces institutions investies de nobles missions. La pétition web sera bientôt en ligne, mais en attendant, ça se fait sur place.

Merci, et à bientôt !

Jimmy

18 février 2004