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- pascal girard nous parle de son frère, Nicolas, mort de l'acidose lactique en 1990. « Nicolas » est un livre sur le deuil au quotidien, qui prouve que, malgré le temps qui passe, certaines blessures ne peuvent cicatriser. Il est composé de petites saynètes qui s’étalent sur vingt ans, parfois dramatiques, parfois humoristiques. girard alterne les bons souvenirs de moments passés avec son frère et les conséquences à très long terme occasionnées par ce traumatisme. Il ne s'épargne pas non plus, exposant sa veulerie d'adolescent, se servant de la tragédie pour séduire. Le fait qu'il fut réalisé en deux jours et des poussières insuffle au livre une honnêteté brute que le recul aurait pu brouiller.







- « Nenette cherche un sens » est le premier livre de Catherine Genest. Elle nous fait rencontrer un personnage curieusement silencieux, stoïque, portant son regard vert et lucide sur le monde qui l'entoure.

Nenette nous guide doucement dans son univers sensible, instable, parfois dur et cynique mais toujours parsemé de fleurs bleues.

Dans ce décor ancré à la limite du concret et de la fantaisie, les lieux et les objets nouent avec Nenette un dialogue subtil, exprimant la fuite des couleurs de la ville vers les égouts, la tristesse de l'équipement médical du médecin, l'ennui des livres qui racontent les mêmes histoires ou l'angoisse du pot cassé sur l'étagère du psy.

« Nenette cherche un sens » s'adresse à celles et ceux qui aiment voir onduler les tours de béton, qui se doutent bien que les couleurs sont uniquement de passage et que les Hommes n'ont pas de visage.







- Pendant l'été 2005, Iris s'est lancé le défi de dessiner une page de journal en bande dessinée par jour et de les publier sur son blog. Au fil des semaines, le « système Iris » se créé petit à petit : les souvenirs se mélangent joyeusement au quotidien, et une grande place est accordée au décalage. Les couleurs chatoyantes sont en parfaite adéquation avec l'écriture sensible, canaille et nonchalante de l'auteure. Son évocation d'anecdotes aussi savoureuses que précoces dynamite la notion voulant que la « vraie vie » commence après l'enfance et l'adolescence. Son nom doit avoir quelque chose de prédestiné, car Iris, qui a à peine plus de vingt ans, a déjà une acuité de regard étonnante, en plus d'une maturité formelle irréprochable. Évidemment, la magie opère et son blog devient rapidement une petite coqueluche de la toile. Il eût été dommage que ce travail, à la fois modeste et extrêmement ambitieux, ne soit réservé qu'à l'univers des écrans cathodiques, aussi Mécanique générale est heureuse d’offrir aujourd'hui à ces pages un support papier plus chic et permanent.







- Quelques pelures raconte l'histoire d'un homme dans la mi-vingtaine, artiste qui n'ose pas l'être, à l'heure de faire des choix de carrière, en quête désespérée de l'âme soeur. Sa vision fantasmagorique, complètement idéalisée de la femme l'empêche d'avoir une relation concrète avec l'une d'entre elles. Il sait toutefois s'entourer d'une multitude de filles de rêve avec qui il ne se passe rien. Cette situation, aussi fâcheuse que merveilleuse à vivre, est racontée par le biais d'une mosaïque d'histoires courtes, autobiographiques ou transposées en fiction, tantôt anecdontiques, tantôt dangereusement introspectives. L'évolution du style narratif de l'auteur au fil des ans, qui confère au livre une cohérence graphique des plus houleuses (ou surprenante, c'est selon), fait parie du propos. L'édition originale de Quelques pelures était un opuscule miniature de 32 pages, celli-çi en compte 128, d'un format nettement plus grand, dont 60 pages toutes neuves, qui racontent, en trois chapitres et demi, le contexte de création de ce premier livre (de Beaulieu et de mécanique générale). Quelques histoires courtes inédites ou préalablement éparpillées dans des collectifs, réalisées (ou qui se passent) à la même époque (1998-2000) viennent compléter et enrichir le discours du livre initial. Les histoires qui composaient la première version du recueil, quant à elles, ont été rénovées, et bénéficient aujourd'hui d'un reproduction dans un format plus apte à les mettre en valeur. Ce n'est pas le livre dans lequel l'auteur se sera réinventé, c'est bien du Jimmy Beaulieu, avec de la ville, des filles, du désarroi, de la musique, de l'errance, des filles, des filles, de l'apitoiement, du romantisme ridicule, des filles, du Québec, du narcissisme, des filles, un char en état avancé de décomposition et des plans de foule avec cinq cent mille figurants.






- Minerve, déesse de la guerre et des arts, est désabusée. Lasse des redondantes victoires qu'on lui annonce depuis tous les fronts. De son côté, Rainer tente de percer les derniers mystères d'un livre sulfureux qu'il étudie depuis toujours : "Pièges tendus à l'esprit". Minerve est un livre frondeur, tant par sa structure que par son aspect graphique. Une bande dessinée improvisée, réalisée entièrement au crayon de plomb dans un délai de deux semaines. Turgeon s'accorde une grande liberté, toujours à l'écoute de son inspiration et de son instinct, ce qui permet à son écriture raffinée de s'épanouir à sa guise, mais il sait contrôler son projet avant de tomber dans la facilité de l'absurde. Il créé un récit à tiroirs, doté d'une logique interne assez peu linéaire, quoique plutôt circulaire, et parfaitement tordue. Les histoires dans les histoires se multiplient et se bavent allègrement les unes sur les autres. Parmi celles-ci, un réactualisation de la Croisade des Enfants contre les Sarrasins, mettant en vedette plusieurs dizaines de figurants. Un livre qui horripilera assurément les amateurs de platitude, de dessin figé de premier de classe et d'histoires mille fois re-re-re-racontées.







- Le sort semble s’acharner sur le pauvre William, élève d’une petite école de banlieue : il n’a pas fait ses devoirs, sa mère veut lui faire manger du gruau au déjeuner (horreur !), le surveillant surprend son arrivée tardive à l'école... Mais attention ! William est un petit ratoureux. Son effronterie et son ingéniosité machiavélique le sortiront de plus d’un pétrin.

Personne ne se remet jamais de la petite école et de son cortège d’abominations. Tande restitue avec grande justesse cette période de la vie où l’on a l’impression d’avoir mis les pieds dans une flaque de sables mouvants dont nous n'arriverons à nous libérer qu’à la retraite, ce qui ne manquera pas de rappeller des souvenirs cauchemardesques à plus d’un.

Leif Tande poursuit dans « William » son travail de défrichage dans le domaine du comique sadique et conceptuel. Il prouve encore une fois sa grande maîtrise du médium grâce à un sens du rythme implacable.






- Monsieur P. est un doux marginal, dans la famille de Charlie Chaplin, Charlie Brown et Monsieur Hulot. Que ce soit en tentant de sortir dans un bar ou de se louer un film porno, il essaie, tant bien que mal, de trouver sa place dans un monde dont il n'a peut-être pas le plan. Il essaie de tenir en laisse son désir exacerbé à l'endroit des millions de jolies filles qui courent les rues. Sa timidité et son caractère sentimental compliquent aussi les choses. Ce sera le premier livre de pascal girard, jeune auteur Saguenéen demeurant à Ste-Foy.







- La 9e Art est en pleine ébullition ces temps-çi au Québec. En effet, jamais dans l’histoire de la bande dessinée québécoise n’a-t’on connu une telle masse critique de bons livres disponibles. Troisième opus de la série « Cyclope » entamée en 1999, « Plan cartésien » se veut un outil qui permettra au néophyte de découvrir (une sélection bien subjective de) certains des auteurs les plus représentatifs de ce réjouissant état de santé. Une cinquantaine d’auteurs participants abordent le thème de la ville, souvent sous des angles étonnants, le lien avec le sujet devenant parfois subtil, parfois ténu, mais toujours pertinent : Retrait de la civilisation, éveil sur la froideur inhumaine de « l’autre », communication difficile avec celui-çi, souvenirs romantiques (ou pas) liés à telle ou telle ville, exploration du paradoxe de la multitude de solitudes entassées, approche plus abstraite, formelle, ludique, poétique ou classique, délire complet, etc.







- Fiction narrative, La Cage prolonge une remise en cause du récit qui fut celle de Kafka et de Joyce, de Beckett et des Nouveaux romanciers. Ensemble graphique, il se joue de la représentation avec virtuosité, creusant un sillon qu'Escher et Magritte, notamment, ouvrirent. Mais ce volume fait bien davantage. Il invente un nouveau genre qui s'écarte de la bande dessinée comme de l'illustration, un album où texte et image se livrent une guerre sourde et sauvage, une étrange mise en séquence d'enchaînements paradoxaux et d'imbrications impossibles. En cent quatre-vingt pages que ne traverse aucun personnage, Martin Vaughn-James bâtit un univers obsessionnel d'une rare puissance à partir de l'incessante transformation de quelques lieux et quelques objets : chambres peu à peu envahies par le sable, murs qui se lézardent à vue d'œil, larges taches d'huile, d'encre ou de sang, végétation proliférante qui recouvre des ruines, tableaux et cadres amoncelés dessinant le plus aberrant des musées… Vaughn-James ne cède pourtant pas à la pauvre redondance qui voudrait faire du livre l'équivalent du chaos mis en scène. Derrière la folie baroque de ce monde décomposé, se dissimule un dispositif d'une implacable rigueur, derrière le vertige des motifs, la netteté d'un trait qui jamais n'hystérise. À celui qui s'aventure entre ses pages, ce somptueux labyrinthe qu'est La Cage offrira bientôt cette jouissance peu commune : une impression nouvelle.







- Fruit d’une collaboration entre mécanique générale/Les 400 coups et Images interculturelles, qui organisent à Montréal la Semaine d’actions contre le racisme, voici « Terriens (planches contre le racisme) ». 29 auteurs (européens et québécois à part presque égale) ont été invités à se prononcer sur le sujet du racisme par le biais de la bande dessinée. Dans un premier temps, les planches étaient recueillies dans le cadre d’une exposition, puis, au vu de la grande qualité des contributions reçues, un livre s’est imposé. Les auteurs sélectionnés ont prouvé que le travail de commande « pour une bonne cause » n’empêche pas le traitement allégorique ou l’humour noir, et n’impose pas un « message » manichéen. Ils ont tous souhaité provoquer la réflexion plutôt que d’agiter de vains doigts grondeurs, et on les remercie pour ce respect de notre intelligence.







- Si le sujet de « -22 degrés celsius » était la solitude hivernale, « Ma voisine en maillot » est son parfait contraire. On y traite d'exubérance estivale et de rapports humains. Il s'agit d'une authentique bluette sentimentale. Pendant une importante panne d'électricité, en plein cœur de l'été, deux jeunes montréalais vont enfin prendre le temps de se parler et passer un moment ensemble. Cette microscopique histoire d'amour sert de fil d'ariane à une mosaïque d'ambiances qui se veulent le reflet d'un certain « art de vivre » montréalais. En effet, l'auteur porte un regard très « carte postale » sur sa ville adoptive. Mais la véritable vocation du livre est probablement d'être une allégorie sur le vampirisme du travail et du divertissement sur nos vies contemporaines et l'état de béatitude dans lequel nous nous retrouvons lorsque nous réussissons à y échapper.






- Béatrice est un recueil d'histoires courtes dont l'héroïne est la fille de l'auteur. Le personnage principal, entourée de ses parents, de son grand-père et de ses amis, évoque sa perception du monde avec des mots d'enfants. Son univers, très feminin, est naïf, amusant et spontané. Béatrice est jusqu’ici le livre le plus POP publié dans la collection mécanique générale. Un livre de papa craquant, tendre et absurde, qui s’adresse en à tout le monde qui a, ou qui a eu, des parents et/ou des enfants.







- À l’origine de la filiation qui lie les six auteurs de l’écurie Mécanique générale se trouve une recherche de spontanéité qui trouve sa quintessence dans le travail de Luc Giard. Pour l’écurie Mécanique générale, la publication du ‘Pont du havre’ est donc une célébration. Cette œuvre synthèse fait culminer une démarche entamée depuis plus de vingt ans dont l’influence est à la source de la signature Mécanique générale. Elle trouve aujourd’hui son aboutissement dans un ouvrage qui ouvre grand les volets sur la personnalité d’un artiste complexe. Pour le profane, la démarche picturale de Giard est singulière ; son œuvre est jalonnée de codes, de cachettes, des chausses-trappes et de voies d’évitement qui peuvent brouiller les pistes. Par surcroît, sa manière de raconter obéit à une logique qui prend racine dans le parcours de l’artiste. Giard se protège derrière un personnage-rempart qui masque une sensibilité peu commune. Avec le Pont du havre, une part de lumière apparaît enfin dans cet univers riche. À certains égards, la brèche qui a été ouverte avec Donut Death (le livre précédent de Giard) s’est agrandie. L’auteur livre les réponses aux questions qu’il se pose lui-même depuis deux décennies.


| Nominé pour le prix Bédélys Québec 2005.






- La collection mécanique générale n’a jusqu’ici publié que des ouvrages des membres fondateurs du projet. La publication de “Véro” marque l’ouverture de la collection aux auteurs étrangers. C’est un donc honneur de lancer cette nouvelle mouture de la collection avec un des grands pionniers de la facette qui nous intéresse du 9e Art. En effet, Edmond Baudoin est une figure importante de la bande dessinée moderne. En France, il a été parmi les premiers, au tout début des années 1980, à proposer une démarche d’auteur affranchie des stéréotypes de la bande dessinée populaire. Ce livre est un des trésors cachés du canon Baudoin. Il est un peu passé inaperçu parce que les éditions “Autrement” ont cessé de publier de la bande dessinée peu après sa parution. “Véro” est un magnifique livre d’ambiances et d’errance. Baudoin peaufinait ici le traitement abstrait et symbolique qui a fait sa renommée avec un livre comme “Le voyage” (L’association). Par exemple, dans “Le voyage”, la tête du personnage était éclatée, laissant transparaître graphiquement ses pensées. Brillante solution graphique. Il renouvelle ce principe dans “Véro” en emprisonnant systématiquement la tête de Willy, son protagoniste, dans des traits noirs. L’effet est saisissant. Par sa forme raffinée et son propos bulldozer, “Véro” est une des oeuvres incontournables d’un géant de la bande dessinée.







- Ticoune enquête sur la mystérieuse fermeture d’un grand nombre de succurcales d’une chaîne de restaurants qu’il aime bien fréquenter. Une enquête mirobolante antant qu’hilarante, qui l’emmennera dans les plus lointaines galaxies comme dans les strates les plus enfouies de son tumultueux passé. Luc Giard fait le parfait contraire de la parodie. Il rend hommage aux éléments de la culture populaire qu’il s’approprie (Tintin, Batman, Star Trek, Dunkin donuts…) alors qu’à première vue, on pourraît croire qu’il cherche à les critiquer. Ce qui fait la saveur de son travail, c’est plutôt le lien entre la fiction délirante et la vie de l’auteur. Il évoque ses amours perdus, son errance urbaine et ses liens filiaux d’une manière qui n’appartient qu’à lui.







- Troisième volume des non-aventures de Jimmy Beaulieu, son projet le plus ambitieux à date. C'est le journal dessiné d'un trentenaire montréalais déraciné qui partage ses questionnements vagabonds avec le lecteur. On y suit un personage qui apprend petit-à-petit à aimer sa ville, qui s'interroge sur sa relation avec les femmes (de sa mère à sa blonde, en passant par Bo Derek...) et qui s'accroche à ce qu'il peut pour continuer à avancer dans un monde cynique et froid dans lequel il se sent souvent mal-à l'aise. Un livre sur le temps qui passe et ce qu'on laisse derrière soi.

| Prix Bédéis causa de l'espoir québécois 2005

| Meilleur vendeur de l'année 2004 à la librairie montréalaise Fichtre !






- En août 1943 se tient à Québec la célèbre conférence du même nom. Le 19, pour se reposer, Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt vont pêcher dans les Laurentides. PhlppGrrd lève le voile pour la première fois sur cette journée mémorable, comblant du même coup un vide historique de soixante ans.






- Regroupe deux histoires en couleurs réalisées en 1998. 10 ans après avoir cessé de dessiner, Benoît Joly reprenait à ce moment plumes, pinceaux et aquarelles. Avec la sensibilité à fleur de peau qu'on lui connaît, Joly a imaginé la vie au quotidien des « Chiboukies », habitants de la planète Mars. Oh, ils ne font rien de bien spectaculaire, ils trompent l'ennui, comme nous, et c'est bien là le drame ! Est-ce que la torpeur et la mort nous rejoindront toujours, jusque dans les refuges de l'humour et la folie ? La deuxième histoire expose plus dangereusement l'auteur. L'écran poético-absurde qui caractérise habituellement le travail de Joly est ici bien transparent. L'économie, dans le dessin autant que dans les mots, est celle de celui qui a un jour atteint la ligne parfaite, la phrase parfaite, et qui ne peut plus revenir en arrière.







- L'année 1977 revisitée à travers l'enfance du petit PhlppGrrd. L'auteur nous introduit dans un monde où le vrai et le faux se confondent. Le retour sur l'enfance est souvent pour un auteur l'occasion de s'exprimer avec tendresse et fantaisie. C'est dans cet esprit que Grrd a concu cet ouvrage irrésistible. Il a épinglé dans « petits mensonges » certains de ces précieux souvenirs qui façonnent une vie. La narration sait se montrer riche malgré une déconcertante économie de moyens, et ça aussi, ça ressemble à l'enfance. Exit l'esbrouffe, la poudre aux yeux et le tape-à-l'oeil. Grrd frappe tout juste là où ça fait sourire, et où ça émeut.







- Une histoire toute simple, presque muette, réalisée en trois jours. Un jeune femme se lève un matin et se prépare à aller travailler. Elle vit avec un chat et on sent que ce compagnon ne suffit plus à combler sa solitude. Un petit livre contemplatif sur le désir et le climat, qui parle surtout avec ses non-dits. Ou encore un livre sur la chaleur humaine.







- Travail remarquable sur le temps et l'espace, dans lequel Benoît Joly transporte son lecteur des abysses de l'océan à la voûte céleste, puis dans l'espace sidéral, pour revenir au tumulte urbain et finir sur le calme d'une plage. Plus que jamais, il fait appel à l'imagination du lecteur, à son intuiton et surtout à ses sensations. Chaleur du sable, caresse du vent, densité étouffante de la pollution, amples mouvements abstraits... Le fait que ces planches aient été réalisées il y a plus de quinze ans vient confirmer la réputation de visionnaire de Joly.







- Dans ce livre, Giard évoque des fragments de sa vie rêvée et/ou vécue. Il fait de Duchamp, J.R. Ewing, Calder, Coltrane et Giacometti ses parents et amis. Il nous raconte une anecdote obscure de la vie de Picasso : Le jour où il est allé proposer ses services chez « Marvel comics ». Il conjugue, dans l’écriture comme dans le dessin, énergie et structure, fougue et évocation, spontanéité et rigueur. L’arrogance panachée de Giard n'est que la figure de proue d'un navire de sensibilité mélancolique.







- Recueil d'histoires courtes, muettes et un peu cruelles. Tande s'amuse à pervertir les codes de son médium. Il emporte son lecteur dans des acrobaties formelles avec un plaisir évident. Son univers morbide est paradoxalement représenté par un dessin rondouillard et chaleureux.


| Prix Bédélys Québéc (album québécois de l'année) 2003

| Meilleur vendeur de l'année 2003 à la librairie montréalaise Fichtre !






- Trahan nous introduit dans son monde décalé avec une trentaine de micro-capsules d’atmosphère qui se répondent plus qu'on ne croirait. La liberté totale que l’auteur s’offre en ces pages fait plaisir à voir. Son univers est marqué par l’humour absurde, la poésie et un je-ne-sais-quoi de franchement TERRIBLE. Toute la fraîcheur du monde émane de ce livre atypique.







- Le 9 septembre 2001, les membres de l'écurie ont assisté à une partie des Expos de Montréal au Stade olympique. Ils posent ici leur regard sur ce match en particulier et sur le baseball en général. Aucun des auteurs n’étant à priori un amateur de ce sport, l'exercice de style a donné lieu à un choc de visions plutôt iconoclastes.







- Série de discussions imaginées par l'auteur. Les tableaux mettent en scène des rencontres énigmatiques avec des personnages clés de la culture américaine (des Amériques) tels Miles Davis, le Che, Garcia Marquez, Batman, Neruda, Elvis etc. Grrd nous parle, avec ludisme et lucidité, de l'américanité, de ses exceptions, de sa fatalité. Une vision singulière de nos voisins du sud et de la bande dessinée.







- Résine de synthèse poursuit le travail entamé avec Quelques pelures. Seulement, cette fois, l’auteur approche l’autobiographie d’une manière plus tordue et humoristique. Les histoires, qui peuvent paraître (à tort) hétérogènes, traitent toutes (d’une manière plus ou moins transposée ou délirante), de considérations sentimentales.

| Nominé pour le prix Bédélys Québec 2002.


| Meilleur vendeur de l'année 2002 à la librairie montréalaise Fichtre !





- En novembre 2001, le groupe a lancé à la bonne franquette ce qui devait être le premier opuscule de Service au volant, véhicule-laboratoire voué à la publication d'histoires courtes, feuilletons à suivre et autres èlucubrations. Service au volant aurait été, en quelque sorte , le prolongement de «Avons-nous les bons pneus?» et des défuntes revues Ad Hoc et Tabasko! (fanzine mythique de la ville de Québec qui a bousculé le paysage de la bande dessinée au Québec à la fin des années ‘90). Pour des raisons compliquées, «Service au volant» fut remplacé par les quatre numéros de «Station service», au sein du projet «Colosse». Comme la tenue d'un périodique demande une immense quantité d'énergie, nous avons préféré nous concentrer sur la réalisation de "vrais" livres, qui sont quand même moins éphémères.






- « Avons-nous les bons pneus ? » est l'acte de naissance de l'écurie mécanique générale. Pour la petite histoire, trois auteurs qui se connaissaient bien (Tande, Trahan et Beaulieu) ont décidé d'aller faire un tour au Festival de la bande dessinée d'Angoulême en janvier 2001. Afin d'avoir une publication fraîche à présenter, ils mettent la main à la pâte et concoctent un livre en un temps record. Trois copains, PhlppGrrd, Benoît Joly et Luc Giard sont invités à participier au projet. Ce livre a révélé accidentellement la dynamique particulière de ce groupe d’auteurs. Le titre est tiré de l'autobiographie de Jim Clark, Jim Clark par Jim Clark, chez Marabout.






- Premier ouvrage de Jimmy Beaulieu, Quelques pelures est un tout petit recueil d'histoires courtes, discrètes et intimistes. L'auteur nous confie ses pensées sur la recherche de l'âme soeur, le dessin, les autres, le travail de libraire et il brosse au passage quelques portraits séquentiels de femmes qui ne font pas grand chose.

| Nominé pour le prix Bédélys Québec 2001.






Titres à paraître




- Journal intime dessiné de ce musicien renommé, davantage intéressé par une interprétation onirique de ses déambuations quotidiennes que par une tentative de restitution fidèle du réel.







- Superpouvoirs est la suite de Ma voisine en maillot. C’est l’hiver, l’extérieur appartient au froid et à la neige, donc nos personnages s’isolent dans le confort chauffé de leurs appartements. Bernadette a quitté Simon pour un ancien prof de philo à la retraite. Simon est complètement perdu, mais Viviane et Josie vont l’aider à se relever.






- Revue-laboratoire où ces trois auteurs nous feront découvrir leur univers unique.







- Les tribulations heureuses et malheureuses d'un jeune cinéaste et d'une actrice autodidacte dans le petit milieu du cinéma québécois.







- Récits plus ou moins liés aux souvenirs d'adolescence de l'auteur.







- Un avocat véreux vient de mourir, il rencontre Dieu et discute avec lui sur quelque 80 pages. Un livre minimaliste et conceptuel qui a du mordant parce que c'est du Tande, quand même...






- Un des livres préférés de l'éditeur (rien que ça). Un classique qui n'a jusqu'ici jamais été traduit en français. Un quincagénaire n'arrivant plus à supporter le poids des responsabilités se transforme en gamin de deux ans et part à la recherche de quelqu'un qui voudra bien le prendre sur ses épaules. Une fable existentielle très énervée, bourrée de tendresse et de lucidité.







- Compilation des meilleurs travaux d'un des trios d'auteurs les plus étranges de la bande dessinée. Avec un système inédit de création à relais et d'utilisation de personnages-comédiens, ces zinzins démontrent dans leurs pages une fascination malsaine pour les anomalies biologiques avec un humour cruel qui n'appartient qu'à eux.







- Docu-fiction inspiré de la vie d'Arsenio Rodriguez, guitariste cubain aveugle.






- Le titre le dit : Les mémoires de Leif Tande... Ou enfin, ce qu'il en reste, car Tande n'a pas vraiment de mémoire... ou encore un livre sur la mémoire... c'est à dire... Enfin vous verrez bien...






- Réédition du premier livre de Tande. Ouvrage dans lequel sa verve cruelle s'imposa en 2000. Déjà un classique.






- Proche des contes traditionnels orientaux. Probablement le travail le plus personnel de Giard. Mis en forme tout en sobriété par Beaulieu et Trahan.






- Un personnage, entrevu dans « sur un fond bleu », part à l'aventure !






- Regroupe les histoires courtes de la période post-Exit. Nous retardons quelque peu la parution de ce livre car ce cachotier de Benoît a fini par nous montrer encore d'autres histoires formidables qui dormaient dans ses cartons, à l'abri du regard des mortels. Quelques unes de ces histoires sont inachevées, alors elles demandent un peu plus de travail. Patience.







- Polar étrange entamé en 1999 et mis de côté pendant près de deux ans par la suite. Beaulieu promet qu'il aura bientôt encré les 30 planches qui restent.






- Anna imagine sa vie après la visite d'une exposition de peintures du proche-orient.

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